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Québec prépare le déconfinement sportif

publié le 6 mai 2020 à 12:35 par Dorys Langlois
Isabelle Charest lors de sa nomination comme ministre déléguée à l'Éducation.

Pour préparer le déconfinement, la ministre Isabelle Charest consulte les organisations qui chapeautent la pratique du sport.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

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Jean-Patrick Balleux
Publié à 13 h 45

Du soccer 3 contre 3? Des piscines publiques ouvertes sur réservation? Les Québécois pourront bientôt faire autre chose que de la marche et de la course à pied. Radio-Canada Sports a appris qu’un plan de relance de la pratique du sport est en préparation au Québec.

La ministre responsable Isabelle Charest consulte depuis plusieurs semaines des organismes comme Sports-Québec et l’Association québécoise du loisir public (AQLP) pour préparer un grand plan de déconfinement du sport qui inclura l’élite, le sport fédéré pour les jeunes et le sport récréatif pour tous.

Elle fait preuve d’une grande écoute. À son initiative, elle a tenu une quatrième rencontre avec les intervenants du sport, confirme Alain Deschamps, directeur de Sports-Québec.

On rencontre la ministre une fois par semaine pour rapporter tout ce qui se passe dans nos sous-comités et nos sous-actions dans le loisir, la culture et tout ce qui peut provenir d’une programmation estivale, indique Geneviève Barrière, directrice de l’AQLP.

Au bureau de la ministre, on nous indique qu’il est encore tôt, mais nos sources indiquent qu'Isabelle Charest aura tous les outils en main pour procéder à une annonce sous peu.

La ministre Charest et le secteur du Loisir et Sport au ministère de l’Éducation travaillent en étroite collaboration avec les autorités de la santé publique dans le but d’évaluer certains scénarios permettant aux Québécoises et aux Québécois de pratiquer des activités sportives et de loisir cet été, confirme Alice Bergeron, attachée de presse de la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine.

Aucune décision ne sera toutefois prise sans l’approbation de la Santé publique. Nous ferons des annonces en temps et lieu, lorsque nous en aurons la recommandation des autorités de la Santé publique.

Alice Bergeron, attachée de presse de la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine

Pour convaincre la Santé publique, Isabelle Charest prend le pouls et les idées des organisations qui chapeautent la pratique du sport dans toutes ses formes.

Ils sont vides.

Des terrains de tennis

Photo : Facebook : Ville de Rouyn-Noranda

Un retour dans l’ordre

Pour éviter que chaque sport ne lance ses propres solutions et ne crée de la confusion, des représentants de tous les sports sont à rédiger ensemble une marche à suivre pour déconfiner progressivement l’organisation de l’activité physique au Québec.

Dans quel ordre logique et sécuritaire les Québécois pourront-ils reprendre leurs activités sportives? Quelles seront les phases de réouverture pour chaque sport? Par région? Par saison? Par tranche d’âge? Quels équipements supplémentaires nouveaux sont nécessaires à la pratique d’un sport si la règle du deux mètres est toujours en vigueur dans un mois, dans trois mois, dans six mois?

Avis aux jeunes et aux parents qui ont hâte de renouer avec l’atmosphère unique des tournois et des grands matchs.

On parle de pratique sportive, on ne parle même pas de compétition sportive. Tous les sports individuels et extérieurs vont être priorisés par rapport aux sports collectifs et intérieurs.

Alain Deschamps

Compte tenu de la proximité, les sports de combat risquent d’être les derniers à retrouver un semblant de vie normale. Le directeur général rappelle qu’en temps de pandémie, les fédérations remuent ciel et terre pour se renouveler et sauver des saisons.

Virtuellement, des représentants de 65 fédérations sportives, 17 unités régionales de sports et 18 partenaires comme l’AQLP se rencontrent et sont répartis en quatre sous-comités pour réfléchir à la meilleure stratégie de déconfinement à adopter.

  • Consignes en matière de santé publique et les impacts sur le milieu sportif
  • Ressources humaines : comment convaincre les employés de rester au travail en temps de pandémie
  • Communications : pour établir le lien avec les 900 000 sportifs fédérés et les athlètes du dimanche
  • Vision à long terme de la pratique sportive au cas où une deuxième vague surviendrait

Déjà des recommandations

Concrètement, les quatre sous-comités seront prêts la semaine prochaine à faire des recommandations auprès du comité de relance qui, lui, est en lien avec la ministre Charest. Déjà, cette semaine, la députée de Brome-Missisquoi devrait avoir sous la main un ordre de réouverture des sports et des solutions pour certaines activités.

Un ballon de soccer sur un terrain

Le monde du soccer régional devra adapter son encadrement des jeunes.

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

Avec l'arrivée du beau temps, le temps presse. Le golf est déjà prêt à se limiter à des matchs à deux et le tennis à interdire les matchs de double cet été.

Le plan permettra aux fédérations sportives et autres organismes qui chapeautent le sport de parler d’une voix commune. La relance par étapes aidera aussi la population à mieux comprendre ce à quoi elle peut s’attendre dans les prochains mois et aux villes, la plupart du temps propriétaires des plateaux sportifs, de préparer leurs ressources (personnel, infrastructures sportives) adéquatement.

À la Ville de Montréal, chacune des installations est étudiée en ce moment pour offrir du sport et du loisir aux citoyens cet été.

Nous sommes en train de faire une grille d'analyse de risques sur ce qu'une réouverture signifie, tant pour les piscines que les camps de jour et les autres installations de la Ville, affirme Laurence Houde-Roy, porte-parole du comité exécutif.

Et il faut dire que si le sport est bon pour la santé, c’est aussi bon pour l’économie.

Toutes les adhésions, le membership, les sanctions d’événements et les royautés, etc. Il y a zéro revenu, donc c’est un gros défi pour nos fédérations québécoises et pour leurs membres qui ne peuvent pas pratiquer leur sport comme ils le souhaitent, conclut Alain Deschamps.

Jean-Patrick Balleux

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